L’espoir du printemps…
Le printemps dans la serre est porteur d’espoir, surtout lorsqu’on contemple une collection de géraniums qui semblent avoir subi un hiver rigoureux. Si vos plantes n’ont pas été protégées durant les mois les plus froids, pas de panique ! Les géraniums (plus précisément, les pélargoniums) sont plus résistants qu’on ne le croit. Donc, avec un peu de patience, vous serez peut-être surpris de voir combien d’entre eux reprendront vie.



Manque de protection hivernale
Cette année, mes géraniums n’ont reçu aucune protection hivernale. La plupart sont restés dehors, dans leurs jardinières, tout au sud, devant la maison. Si cet emplacement leur offre beaucoup de lumière, il ne les protège pas suffisamment du gel, des vents froids et de semaines de terreau humide. Ces sont autant d’éléments qui peuvent rapidement transformer une plante vigoureuse en un amas de tiges et de racines molles et décharnées.
Tri des plantes
La première étape a consisté à faire l’inventaire. J’ai passé un bon moment dans la serre à trier les racines des géraniums. J’ai examiné attentivement chaque plante pour voir lesquelles pourraient repousser cet été. C’est un processus étonnamment satisfaisant, même s’il peut parfois paraître un peu brutal. Toutes les tiges complètement desséchées ou pourries ont été coupées, tandis que les plantes avec des bases fermes et des racines d’apparence saine ont été conservées pour une attention ultérieure.
Premières étapes
L’une des étapes les plus importantes pour faire revivre les géraniums hivernés est de vérifier le compost. Un compost ancien et humide peut abriter des parasites et des maladies. C’est aussi là que l’on peut trouver des larves d’otiorhynque, une cause fréquente de la mauvaise reprise des plantes. J’avais déjà publié une photo de larves d’otiorhynque trouvées dans du compost usagé sur ma page Facebook La Rabine Jardin.
Voici quelques informations utiles sur les otiorhynques si vous souhaitez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Otiorhynque_de_la_vigne
Heureusement, pour l’instant, il n’y en a pas eu d’autres, ce qui est un soulagement. Malgré tout, il est prudent de rester vigilant, car ces petites larves peuvent causer beaucoup de dégâts en dévorant les racines avant même que l’on s’aperçoive du problème.
Nettoyage et rempotage
Une fois les plantes nettoyées, je me suis concentré sur l’optimisation de leurs chances de survie. Cela implique du compost frais, une inspection minutieuse pour détecter la présence de parasites et un arrosage mesuré. À ce stade, la modération est de mise : les géraniums qui commencent à peine à se développer n’apprécient pas de baigner dans un sol détrempé. Un arrosage léger, une lumière vive et un peu de chaleur sont généralement bien plus bénéfiques qu’un excès d’engrais ou des soins trop zélés.




Potentiel de croissance
Le plus encourageant a été de constater le fort potentiel de croissance de ces plantes. Mieux encore, certaines présentent déjà de petites pousses naissantes. C’est toujours le signe que l’on espère : la preuve que la vie est encore là, même si la plante semblait condamnée il y a quelques semaines.




Donc, si vos géraniums ont souffert de l’hiver, ne les désespérez pas trop vite. Avec un peu de tri, un peu de rangement et les bonnes conditions, vous constaterez peut-être qu’ils sont prêts à s’épanouir à nouveau – et il y a quelque chose de profondément gratifiant à sauver une plante de la ruine.

